Plus tôt aujourd’hui, je découvrais avec émerveillement ces mots que l’Eronaute m’adressait. Avec son accord, je partage ici le précieux cadeau qu’il me fait: je suis certaine que vous serez ému par leur caresse...
J'observe sur le drap la progression paresseuse d'un rayon de soleil… Jailli d'un interstice des volets, il avance, modèle des creux d'ombres mouvantes, glisse, s'immisce, pénètre les replis, chevauche les crêtes de coton. Cadran solaire inattendu. Je guette le moment où, franchissant la dernière dune de coton, il passera sur mon pied, s'alignera sur mon mollet puis sur ma jambe. Le voilà ! Il ondule sur mes orteils, se courbe sur ma cheville, étale sur ma cuisse nue sa langue de lumière. Un instant encore… Flammèche blonde qui s'épanouit au creux de l'aine et caresse mon sexe d'une lumière tiède et dorée… Un ange passe… Je bande… Dehors, c'est l'été.
L’Eronaute


