Un petit présent sous le sapin...

11:47

Crépitement du feu qui danse dans la cheminée. L'odeur rassurante de la cuisine de maman. La famille réunie. C'est Noël. Le temps pour moi de vous offrir mes meilleurs voeux à vous qui passez ici, de temps en temps et qui me laissez un petit mot gentil, ou à vous, lecteur et commentateur assidu, ou encore à vous, passant anonyme...

Il y avait longtemps que je n'avais pas publié un texte de ma plume... Je vous offre celui-ci, en guise de cadeau des fêtes... Et, si vous me permettez, je le dédie à François... Passez tous un temps des fêtes heureux entourés des gens que vous aimez.


Nuit sylvestre


Debout devant la porte de cette petite cabane, j’hésitais. Assurément, j’avais dû me tromper. J’avais dû mal interpréter le plan que tu m’avais fait parvenir au bureau aujourd’hui. Nous devions nous retrouver pour célébrer notre anniversaire et tu as l’habitude de choisir des endroits un peu chics, appréciant toujours me voir revêtir une tenue plus sophistiquée. Aussi avais-je pris le temps, après le boulot, de passer à la maison prendre une douche et revêtir cette toute nouvelle robe noire que j’avais achetée en prévision de cette soirée toute spéciale… Des bas de soie, mes escarpins de cuir noir et le joli pendentif que tu m’as offert pour mon anniversaire complétaient ma tenue… Une goutte de parfum fleurissait dans mon décolleté, espérant que tu ne résisterais pas à y plonger le nez aussitôt que tu en aurais l’occasion. Et dessous… L’indécence dans un infime morceau de dentelle…

J’étais donc là, devant la porte d’une cabane – je n’ose pas utiliser le terme de chalet tant il me semblait que j’étais loin de la civilisation – me demandant ce que diable je pouvais bien faire là. Déjà en empruntant le petit chemin de terre qui menait à cet endroit, j’avais eu un doute. Il faisait si noir… Assurément, il n’y avait pas d’électricité ici… Seule la lueur de la lune éclairait le paysage… Moi qui pensais trouver une charmante petite auberge dans laquelle nous passerions une chaude nuit d’amour, je me retrouvais devant la porte d’une petite bicoque de bois et de pierres. J’allais rebrousser chemin lorsque j’aperçus ta voiture, garée derrière… J’étais donc au bon endroit ?

Incrédule, je poussai la porte. À l’intérieur, il faisait presque aussi sombre qu’à l’extérieur. Seules les flammes qui dansaient dans l’âtre éclairaient faiblement une pièce plus vaste que ne le laissait deviner l’aspect extérieur de la maison. Devant le foyer, à ma gauche, un grand canapé et un fauteuil dont je n’apercevais que la silhouette. Au fond, un petit escalier qui semblait mener à une mezzanine. À droite, une petite salle à manger percée par ce qui me sembla être une large fenêtre. Dehors, les reflets de la lune, sur un lac.

J’avais beau tendre l’oreille, je n’entendais que les bruits de la nature… Le chant des insectes, le clapotis de l’eau… J’appelai ton prénom, encore un peu incertaine. Aucune réponse… Je m’avançai, tâtonnant pour éviter de me cogner sur les meubles. Je contournai la table et vis une lueur qui attira mon attention de l’autre côté de la fenêtre, fenêtre qui se révélait être plutôt une porte vitrée. Je l’ouvris et fus immédiatement happée par la vue… C’était magnifique. Je fis quelques pas sur ce qui m’apparut être une galerie, les yeux rivés devant moi. La lune se mirait dans un étang bordé par des arbres dont les cimes étaient coiffées par les rayons argent de l’astre. J’observais, fascinée, lorsque ta voix douce me fit sursauter. « Je savais que tu ne pourrais pas résister à cette vue… Et moi, à celle que tu m’offres, de dos dans cette robe… »

Une fois la seconde de terreur passée, je me retournai vers toi. Tu étais confortablement assis dans un fauteuil en rotin, enveloppé dans une chaude couverture… Je m’approchai et relevai un pan de la couverture pour me blottir dans ta chaleur et me coller contre ton corps qui m’avait manqué et fus surprise de te trouver nu comme un ver… Mes yeux qui s’habituaient peu à peu à l’obscurité devinèrent la forme de ton sexe qui, sous mon regard, se dressait arrogamment. À moins que ce ne fut de voir mes courbes moulées dans ma nouvelle robe qui te faisait cet effet…

« Tu vas te décider à approcher ou tu préfères me faire geler en soulevant cette couverture ? », me demandas-tu, le sourire aux lèvres. Tu me tendis la main et m’invitas à m’asseoir sur toi. Je m’approchai et lorsque je m’apprêtai à m’asseoir sur tes genoux, tu me fis pivoter face à toi et glissas tes mains de mes hanches à mes cuisses, pour les remonter sous la jupe… Rapidement, tes doigts firent l’ascension de mes bas et retrouvèrent la chaleur de mon intimité, à peine cachée par quelques grammes d’un minuscule string en dentelle… Ils découvrirent mes fesses nues et tu laissas échapper un murmure d’approbation… Tes mains se saisirent de mes globes ronds et m’attirèrent à toi… Je sentis ton souffle chaud sur mon pubis, à travers ma robe… Tu me respirais… Non, tu humais l’odeur de mon désir naissant… Je t’entendis soupirer de plaisir… Tu savais, en laissant échapper ce soupir, en me manifestant ton désir, que je m’ouvrirais comme une fleur… Je me sentis fondre. Toi aussi, tu le sentis… « J’aime l’odeur de ton sexe, quand tu mouilles », murmuras-tu, le nez enfoui entre mes cuisses…

Tu ne résistas pas à faire descendre mon string le long de mes jambes et à relever ma robe sur mes hanches. Tu me regardas, une seconde, deux, trois… Puis, comme mue par un désir irrépressible, ta bouche trouva le chemin de mes lèvres pour un baiser qui, plus haut, m’arracha des gémissements de plaisir. Ta langue se fraya un chemin à travers mon coquillage pour trouver ma perle… Tu la léchas avec une application qui frôle la vénération. Lorsque je fus secouée par le plaisir, mes jambes flageolèrent et tu saisis l’occasion pour m’attirer à toi…


À suivre...

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12 commentaire(s)

  1. A l'aube, au pied du sapin, vous lire est tout simplement ... exquis !
    Et déjà les soupirs... vivement la suite !
    Bonnes fêtes à vous !

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  2. Miam... C'est un début très inspirant!!! J'ai vraiment hâte de voir la suite...
    Passez de joyeuses fêtes!

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  3. Merci pour ce cadeau de Noël....
    Récit auto biographique ?

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  4. Voila un moment que je n'ai pas pris le temps de venir chez vous et ce joli conte me ravi....
    j'attends avec grande impatience la suite...sourires

    J'espère que vous avez passé un bon Noël....et que vous vous appretez à passer un bon reveillon

    je vous embrasse

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  5. Encore un texte qui danse le plaisir et la jouissance.
    L'extase aux creux des mots.

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  6. La chaleur de cette cabane rustique est terriblement attirante...Quelle belle entrée en matière!

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  7. Voilà une mise en bouche digne d'un réveillon, même si c'est à présent le moment de vous souhaiter une bonne année !
    Baisers.

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  8. L.Effrontée > Heureuse d'avoir pu vous procurer un moment de bonheur, aussi court fut-il...

    François > Je suis heureuse que le début vous ait plu et j'espère que la suite (qui se fait attendre, je sais) vous ravira tout autant... Bises.

    Eloge > Malheureusement non... (Et il y a l'électricité au chalet!)

    L'Insoumise > Oui,un très bon Noël, merci... Le retour à la vie normal est plus difficile, par contre...

    X-Addict > Toujours un plaisir de lire vos commentaires. Peu de mots, mais si habilement entrelacés... Dentelle de mots... J'aime beaucoup.

    psganarel > Je vous remercie... J'ai l'impression qu'il fera encore plus chaud à l'intérieur...

    Philo > Je vous retourne la politesse en vous offrant mes meilleurs voeux pour 2010.Une année toute en douceur et en sensulité...

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  9. très joli texte, les decriptions sont prenantes, on s'imagine dans ce beaux pays, on imagine aussi la chaleur de cette cahute
    bises salées et iodées

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  10. Ricoeur2lion > Attendez, il fera encore plus chaud...

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  11. Aaaah, cette fameuse cabane au canada...
    Les laurentides? ;-)

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  12. Flow > Elle aurait pu, oui, se trouver dans les Laurentides... Mais si vous tènez à savoir, c'est dans Charlevoix (vous devrez revenir au Québec si vous n'avez pas vu Charlevoix!) qu'elle se situait, cette cabane au Canada... :)

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