Nuit sylvestre (suite)

14:30

J'eus à peine le temps de reprendre mes esprits que tu saisis ma main pour m'entraîner à l'intérieur. Tu pris soin de remettre quelques bûches dans l'âtre et dès que le feu se raviva, une douce chaleur nous enveloppa. Tu pris place dans ce grand fauteuil et tu me regardas. "Déshabille-toi..." m'intimas-tu.

Lentement, je remontai mes mains sur mon corps. Subtilement, je saisis l'étoffe pour la remonter, afin de te permettre de voir le haut de mes cuisses... Je soulevai encore un peu pour te laisser deviner la fente douce et chaude qui t'accueillerait bientôt... Mes mains poursuivirent leur ascension jusqu'à la fermeture éclair de ma robe. Je la fis descendre lentement. Les bretelles tombèrent une après l'autre... Mes bras croisés sur ma poitrine retinrent le vêtement. Mes mains caressèrent ma nuque, mon cou. Mes épaules... Mes seins... Je prenais mon temps, sachant très bien comment tu appréciais ce spectacle. Je fis descendre mes mains lentement, te laissant apercevoir la dentelle transparente de mon soutien-gorge, mais je me retournai avant que n'apparaissent les tétons... Derrière moi, un grognement marqua ton désaccord...

Pour te consoler, je fis glisser la robe jusqu'au sol, t'offrant la vue de mes fesses nues... Léger balancement de hanches... Je laissai s'aventurer une main qui suivit le sillon d'un effleurement léger. Je me penchai, oubliant volontairement de plier les genoux pour que tu puisses très bien voir mes lèvres encore mouillées par le plaisir que tu m'avais donné auparavant... J'enlevai mes chaussures, puis, une fois redressée, je posai le pied gauche sur le coin de la table à café... La main gauche partit derrière tandis que la droite épousa la rondeur de mon pubis... Des doigts légers dansèrent sur ce fruit charnu qui s'ouvrait... Je soupirai... Je me demandai, à ce moment précis, lequel de nous deux ce petit jeu excitait le plus... Je forçai mes doigts à quitter cette moite chaleur pour descendre le long de ma cuisse, entraînant avec eux le bas qui habillait ma jambe... Le manège reprit de l'autre côté, laissant mes jambes nues et le sol constellé de vêtements...

Je me retournai à nouveau pour te faire face. Je m'approchai et posai les mains sur les accoudoirs de ton fauteuil... Ton souffle caressait ma poitrine. Je sentis ta main derrière mon genou remonter un peu sur ma cuisse... Tu m'attirais à toi... Je fis un pas en arrière, m'arrachant à tes caresses pour faire tomber mon soutien-gorge. J'étais là, debout devant toi, entièrement nue. Tu te relevas pour plaquer ton grand corps d'homme contre le mien. J'enroulai mes bras autour de ton cou et nos lèvres se fondirent en un baiser qui fit chanceler mes jambes.

Tes mains passèrent sous mes fesses, puis tu me soulevas, comme si je n'étais qu'une plume... Je nouai mes jambes à ta taille...Tu revins t'asseoir dans le grand fauteuil. Ma main se perdit entre tes cuisses... Je caressai tes bourses, rondes et pleines, qui roulèrent entre mes doigts. Je t'entendis soupirer de bonheur... Mes caresses remontèrent le long de ton sexe, que je guidai à l'orée du mien... Je le fis glisser lentement entre mes lèvres qui s'ouvrirent aisément. Je sentis le sang battre dans ton gland qui glissait aux abords de ma caverne...

Tes mains sur mes fesses m'attirèrent à toi, faisant ainsi entrer ce sceptre en moi... Tu avais assez attendu... Tes hanches se firent imaptientes; ton bassin, conquérant... Ta bouche chercha la mienne pour me voler un baiser gourmand. Tes lèvres descendirent dans mon cou, puis sur mon sein où tu t'amusas à titiller mon mamelon durci du bout de la langue.

Tes mains pétrissaient mes fesses comme deux brioches moelleuses. J'étais éperdue de plaisir... Celui de sentir ta verge dure et gonflée me fendre, celui de mon petit bouton sensible qui s'écrase contre ton pubis, celui de ton souffle et de ta bouche qui savoure ma poitrine, celui de tes mains sur mon cul...

La vague m'a prise par surprise... Le plaisir est monté tout d'un coup et si intensément que je n'ai pas su retenir mes cris. La tête rejetée en arrière, les reins cambrés, j'ai joui. Les spasmes qui ont secoué mon sexe ont provoqué l'éruption de ton plaisir...

Ma tête est retombée sur ta poitrine et je suis restée ainsi longtemps, ton sexe encore en moi à écouter ta respiration et ton coeur reprendre un rythme normal... Le son du bonheur...

You Might Also Like

11 commentaire(s)

  1. un bonheur partagé allègrement quelques secondes auparavant, et qu'il est fort bon de lire et de s'inspirer...

    RépondreSupprimer
  2. Jolie mélodie des mots servie par une plume fluide que j'ai adoré suivre jusqu'au terme de ce divertissement.
    Une délicatesse érotique génératrice d'images d'une sensualité ... solaire ! :)
    Je remettrais bien une bûche ...

    RépondreSupprimer
  3. Ha Quand

    Les Belles Brioches

    sont

    Pleines

    et Chaudes.....

    Ce sont alors

    de véritables

    Soleils......

    Que l'on a dans les Mains.....

    pour emplir

    le Corps

    Tout entier

    de Lumi-Ères...

    RépondreSupprimer
  4. très joli texte, d'un érotisme torride
    bises
    peter

    RépondreSupprimer
  5. lasuccuba > Merci... Il n'est pas plus grand bonheur que celui que l'on partage ainsi...

    Philo > Des "images d'une sensualité ... solaire"? Ça me plaît... Et, si j'étais vous, je ne resterais pas trop loin, il reste encore quelques bûches à brûler avant la fin de la nuit...

    Henri-Etoile > Vos mots me rappellent une chanson qui disait:
    "Je t'offrirai
    Des croissants de soleil pour déjeuner
    À la saveur de miel et de rosée..."

    Lysis > Le charme d'un petit chalet perdu dans la nature... :)

    peter pan > Bienvenue ici. Le moment était torride, j'espère seulement avoir réussi à bien le traduire en mots...

    RépondreSupprimer
  6. Une évocation toute en douceur et en sensualité...
    Les mots comme les caresses qui effleurent, visitent et embrasent ces trésors qu'on imagine en les lisant.. ;D

    RépondreSupprimer
  7. Je sens que cette fin de semaine au chalet va être des plus inoubliable!!! J'ai vraiment hate de voir cette suite humide... :)
    Francois XXX

    RépondreSupprimer
  8. hmmm délicieux!
    Mais pourquoi ais-je toujours l'idée de vous lire le matin avant de partir travailler.....? sourires
    Cette suite est superbe....

    Je vous embrasse chère Ange

    RépondreSupprimer
  9. FLOW > Les mots comme la seule manière de retenir un rêve volatile qui nous échappe trop rapidement au réveil... Une main tendue vers un ailleurs où tout est possible...

    Francois > Chut! Ne leur dévoilez pas la suite! Vous trichez, l'auteur vous fournit des "scoops"... (Bisous)

    l'insoumise > C'est une merveilleuse idée, à mon avis! Mes mots sèment en vous le désir, qui germe et qui grandit toute la journée... De quoi avoir hâte de revenir à la maison après le boulot... Je vous embrasse aussi, douce amie.

    RépondreSupprimer
  10. J'ai dû manquer cette page... Et quelle page !
    Superbe moment, plein de feu et si bien écrit, très émouvant.

    RépondreSupprimer

Subscribe