Découverte - Épisode 1

09:38


Mon ami Eloge m'a récemment fait cadeau d'un magnifique récit. Avec son accord, je publie ici le premier épisode pour que vous aussi puissiez profiter de l'insoutenable sensualité des mots avec lesquels il m'a caressée. Merci, Eloge...


« Découverte »
Un récit en épisodes

"Avant"

Comme nous en aurons convenu, vous le rejoindrez dans cette chambre anonyme d’un motel tout aussi anonyme et impersonnel. Un message sur votre portable vous aura indiqué le numéro de la chambre et l’heure à laquelle vous serez attendue. Avant de sortir de votre voiture, vous vérifierez si votre tenue est bien conforme aux consignes reçues. Certes, vous serez décidée à recevoir cette punition si souvent évoquée sans en connaître vraiment les raisons, mais vous ne vous risquerez pas, pour cette première, à lui en fournir une par une désobéissance préalable ou un retard volontaire. Vous vous remémorerez donc les termes du dernier courriel reçu :
Jupe ou robe, c’est à votre convenance. Longue ou courte, peu importe, puisqu’elle sera troussée. Sachez seulement que si cette opération s’avérait difficile du fait de votre choix, vous auriez à en répondre par une sévérité accrue. En aucun cas un pantalon, mais cela va sans dire, et bien sur pas non plus de collants, mais des bas. A vous de choisir s’ils seront de ceux « qui tiennent seuls » ou si vous préférerez me faire le cadeau de l’encadrement de l‘objet de mon attention par les rubans d’un porte -jarretelles. Il n’est pas nécessaire non plus de préciser que pour pouvoir être déculottée comme il convient, il est nécessaire de porter ce vêtement qui devra disparaître. Pour le reste, vous avez toute latitude sur le choix de votre tenue. Vous penserez bien sûr au foulard nécessaire pour ce que vous savez.
Un rapide coup d’œil dans le rétroviseur, une petite tape machinale pour discipliner un peu vos cheveux – un sourire en constatant que c’est à ce mot de « discipliner » que vous avez spontanément pensé, et qu’il va si bien avec ce qui va se passer – une grande respiration pour calmer votre cœur qui commençait à s’emballer, et vous sortirez de la voiture, en constatant avec soulagement qu’à cette heure de l’après-midi le parking du motel est désert. Précaution un peu enfantine peut-être, vous aurez cependant pris soin de porter de grandes lunettes de soleil qui, à vrai dire, soulignent plus votre souhait d’anonymat qu’autre chose. Vous traverserez d’un pas ferme les quelques mètres jusqu’à la porte surmontée du numéro indiqué. Encore une grande respiration, puis vous retirerez vos lunettes noires, les rangerez dans votre sac à main, et, en fermant les yeux comme quand on saute à l’élastique, vous frapperez les trois coups brefs convenus. Vous saurez ne pas avoir à attendre de réponse. Vous pousserez alors la porte et entrerez dans ce petit vestibule qui précède la chambre et qui évite à l’air froid de s’y engouffrer. Là, vous aurez le temps de constater par la vitre qui le sépare de la chambre elle-même que celle-ci est plongée dans la demi-pénombre. Vous retirerez alors le foulard d’autour de votre cou, et, comme vous en avez exprimé le souhait, et comme il vous a été autorisé de faire, vous vous en banderez les yeux. Alors seulement vous pousserez la deuxième porte, un peu comme on se jette à l’eau depuis un tremplin. Vous connaissez déjà les mots qui devront être prononcés de part et d’autre :
- Bonjour, mon Ange, entrez.
- Bonjour, Monsieur.
- Que venez-vous faire ici, mon Ange ?
- Je viens recevoir ma fessée, Monsieur.
- C’est bien, le mot de sauvegarde sera : « Philadelphie ».

« Il » vous aura ainsi indiqué le mot qui amènerait l’arrêt immédiat de sa part, et qui indiquerait votre volonté de renoncer à cette découverte que vous souhaitez tellement et que vous redoutez tout autant. Vous savez qu’il respecterait scrupuleusement cette règle, vous savez aussi qu’il tient à ce que le mot soit connu au dernier moment pour éviter que vous ne vous le soyez répété auparavant. Mais vous savez surtout que vous ne le prononcerez pas. Votre présence dans cette chambre d’hôtel, face à un homme que vous ne connaissez pas et à qui vous allez offrir vos fesses pour qu’il les frappe jusqu’à vous en faire pleurer, n’est pas la conséquence d’un coup de tête. C’est une décision mûrement réfléchie, un choix raisonné de femme adulte et responsable. Et vous vous savez trop têtue pour renoncer avant d’être allée au bout de ce qu’il vous a promis de découvrir.

« Il » s’est approché de vous, vous l’avez à peine entendu, mais vous avez senti la fragrance de vétiver de son eau de toilette. Il vous a pris la main, et vous a fait faire quelques pas précautionneux dans la pièce. Vous avez compris qu’il s’asseyait, sans vous lâcher la main. Puis il s’est remis à parler, d’une voix chaude, assurée tout en étant presque murmurée :
- Voilà, mon Ange, je suis prêt, vous allez venir vous allonger sur mes genoux, je vais vous poser une dernière fois la question, et, si vous répondez comme je l’attends, plus rien d’autre que le mot convenu ne pourra m’arrêter avant que je ne le décide.
- Oui, Monsieur, je le sais.
- Vous voulez cette fessée, mon Ange ?
- Oui, Monsieur, s’il vous plaît.

Jusqu’à cet instant précis, tous les mots qui auront été prononcés seront exactement ceux dont vous aurez convenu. Jusqu’à cet instant précis, vous saviez exactement ce qui allait se passer. Le rendez–vous, votre tenue, votre entrée, votre acceptation réitérée. À cet instant précis, vous entrez dans l’inconnu. Vous vous êtes lancée du pont, vous passez dans une autre dimension, vous ne contrôlez plus rien. Vous vous laissez conduire pour vous retrouver allongée au travers de ses genoux. Vous avez posé vos mains sur le sol recouvert de moquette. Vous sentez qu’il vous maintient de son bras gauche, qu’il vous fait remonter un peu plus vers le haut, plus près de son torse. Le silence est devenu compact. Vous entendez seulement les battements de votre cœur. Le temps s’est arrêté. Ce qui était des mots, des images, des scènes imaginées, va devenir réalité. Vous allez être fessée.

You Might Also Like

10 commentaire(s)

  1. Ce premier épisode donne réellement envie de connaitre la suite ...
    De la théorie à la pratique.

    RépondreSupprimer
  2. Une ambiance très particulière au travers la lecture de ce récit....une atmosphère qui attise le désir...

    RépondreSupprimer
  3. Angelsouris > J'ai eu la même réaction que vous, à la lecture de ce premier épisode: j'ai réclamé la suite...

    patrick.125 > N'est-ce pas? C'est irrésistible, cette attente...

    J'espère que vous lisez les commentaires, Eloge... Ils sont pour vous...

    RépondreSupprimer
  4. Un dictons annonce que plus c'est long...plus c'est bon...
    mais à trop attendre, c'est l'explosion qui s'annonce...sourires...

    RépondreSupprimer
  5. patrick.125 > Je ne vous ferai pas attendre trop longtemps, ne soyez pas inquiet... Un peu, certes... Il faut se faire désirer un peu... Sourire...

    RépondreSupprimer
  6. Mon flux rss m'annonce la suite et pourtant je n'avais pas dit combien d'idée m'était venu en lisant la partie 1 ... je file lire la suite.

    RépondreSupprimer
  7. Une technique judicieuse...rires...

    RépondreSupprimer
  8. X-Addict > Vous ne le dites toujours pas, d'ailleurs... Je suis curieuse de les connaître, ces idées... Sourire...

    patrick.125 > Cela fonctionne? :)

    RépondreSupprimer
  9. Pas le temps d'écrire un com, faut que je lise la suite!

    RépondreSupprimer
  10. Oxanne > Je comprends votre impatience... :)

    RépondreSupprimer

Subscribe