Ombilic

20:58

Sa présence m'apaise. Dans les tumultes de ma vie, dans les moments de grands bouleversements, dans les remous, dans les orages, il est là... Discret, mais toujours là, fort et calme... Une force tranquille. La stabilité. Aussi inébranlable qu'un roc.

Il est mon port.

Quelle que soit la manière dont il me touche, que ce soit de sa verge plaquée contre mes fesses ou du bout de ses doigts sur ma peau frémissante, son contact me fait toujours vibrer... Je me sens toujours petite, délicate et fragile entre ses grands bras d'homme. Oui, dans ses bras, je suis minuscule. Pourtant, il n'y a aucune place au monde où je me sente plus en sécurité. À l'abri, lovée contre son corps, je sens sa toute-puissance...

Il est là, tout près. Je peux sentir la chaleur de son corps dans mon dos. Je tends la main derrière moi et la pose sur son ventre. J'ai l'impression de toucher un arbre... Sous la peau, je sens sa sève... La vie circule dans ses veines. Ses bras m'enveloppent pour me protéger des averses. Il ne ploiera pas, quoi qu'il arrive, peu importe l'ouragan...

Je touche son ventre, son centre. C'est là que, chaque fois, naît le désir qui le prend aux entrailles et qui se propage dans tout son être. C'est là que je voudrais jeter l'ancre... Ma main près de son nombril fait toujours battre son coeur plus vite. Et j'ai l'impression, sous mes doigts, de sentir ce désir qui palpite... J'aimerais me fondre en lui pour affluer avec le sang. Pour réchauffer son corps, gorger sa verge, affoler ses sens...

Mon envie de lui me noue la gorge. Toute cette tension est concentrée dans ma main, qui est posée là, tout près de son sexe qui s'éveille... Il n'y a, à cet instant précis, que le contact de mes doigts sur sa peau. Cette chaleur... Tout le reste s'évanouit, comme si mes doigts qui le touchent et qui réveillent son désir étaient la seule chose qui me raccroche à la réalité, qui m'empêche de me noyer dans ce torrent de désir qui afflue...

Je sens soudain sa main qui se referme sur mon poignet et qui, d'un geste ferme et directif, place ma main sur son membre, autour duquel mes doigts s'enroulent avec bonheur... Mon bonheur, ou le sien? L'histoire ne le dit pas...

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4 commentaire(s)

  1. Que ce texte raisonne avec douceur en moi... comme il fait bon dans des bras protecteurs ... quand on réussit à s'y adandonner ... sourire

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  2. L singulière plurielle > Vous avez raison, l'abandon est un sentiment tellement bon...

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  3. Un texte tout empreint d'une profonde sensualité...

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  4. francois-fabien > Merci... Chacun sa manière de combattre le froid de l'hiver... Sourire...

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