Cru

09:11


Il n'existe pas d'instant plus parfait que celui où, lentement, je sens ta queue s'enfoncer dans mon cul... Pas même celui où, gourmande, je prends ton sceptre dans ma bouche et le lèche goulument. Pas non plus celui où tes gémissements laissent deviner ton orgasme qui naît et que j'attends, avec l'insatiabilité que tu me connais, que ton sperme chaud et doux se répande, sur ma langue ou sur ma peau. Aucun autre moment n'arrive à reproduire la félicité que je ressens alors que peu à peu, ta verge progresse dans mon cul...

Quand tu m'encules, je m'abandonne. J'oublie d'être la femme raisonnable que je suis, au quotidien. Il n'y a que la divine sensation de ton pieu qui m'ouvre doucement, qui s'enfonce et qui fait fondre ma pudeur. Et plus tu me prends, plus je deviens chienne. Ta chienne... Et la sensation de t'appartenir, complètement, au-delà de ce que nous ne pourrons jamais nous offrir autrement, m'envahit peu à peu jusqu'à l'ivresse.




Et alors que ta queue commence un lent va-et-vient, j'ai peine à retenir ces sons qui s'échappent de moi. Et j'y renonce. J'abdique. Je te suis soumise, parfaitement et délicieusement soumise. Et rien n'est plus parfait que cet instant où je suis toute à toi...

You Might Also Like

22 commentaire(s)

  1. Il n'y a de cru que l’abandon que l'on donne, les caresses que l'on reçoit et les peaux à peaux qui s'entre mêlent ...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je crois que ce que je trouve cru, dans tout cela, c'est mon ressenti. L'avidité avec laquelle je désire cet abandon, la facilité avec laquelle je m'y soumets...

      Supprimer
  2. Voici un texte qui fait naître en moi ce sentiment mauvais qu'est l'envie. Que ne suis-je l'inspirateur de ces mots ? Que n'êtes-vous celle qui ainsi m'offrirait son cul ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je suis certaine que vous inspirez plus souvent qu'à votre tour ce genre de pensées...
      C'est tout de même étrange, je me faisais une réflexion assez semblable à la vôtre en lisant votre dernier texte, plus tôt ce matin...

      Supprimer
  3. Quelle salope va! Je me branle en pensant à ton cul, tout chaud, tout glissant, ma queue qui disparaîtrait en toi alors que tu agrippes les draps en émettant des sons animals... Je te voudrais mienne, agenouillée, subordonnée à mon plaisir, ta paroi anale résignée aux supplices de mon désire sauvage de jouir comme une bête...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu le sais bien, je suis déjà tienne...

      Supprimer
  4. Ah mais voilà qui est très osé... Et tellement bien dit que l'on s'y voit !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Osé? Oui, peut-être un peu... C'est là une preuve de l'abandon dont nous avons si souvent discuté, vous et moi... Et il faut certes oser pour s'abandonner à ce point... ;)

      Supprimer
  5. Si vous êtes prise par les manifestations incontrôlées et excessives du lâcher prise, je lui suggérais (pendant qu'il officie et afin d'avoir la tranquillité, hein), de vous bâillonner et de vous attacher les mains dans le dos !
    C'est vrai quoi, comment voulez-vous qu'il puisse se concentrer sur son oeuvre si vos cris et vos soubresauts le harcèlent ! ;-)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je ne crois pas que le bâillon retienne ses faveurs... Mes gémissements semblent lui plaire... Je crois même qu'ils l'encouragent à redoubler d'ardeur, ce qui n'est pas pour nous déplaire, ni à lui, ni à moi...
      Mais je le lui suggérerai... ;)

      Supprimer
  6. La tispe bjeffer ne doit sûrement pas le déranger, je connais bien ce genre de type, ils aiment faire de l'effet, produire de l'émoi et provoquer des réactions chez leurs, comment dire... pas victimes, mais plutôt chiennes consentantes. Ça me branche cette discussion, merci Ange.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je ne sais pas s'il est de «ce genre de type», comme vous dites. Je ne sais pas s'il entend, dans mes «gémissements de salope» les échos de sa propre puissance et de sa virilité ou s'il aime tout simplement m'entendre prendre du plaisir... Et, au fond, peu m'importe... Tant qu'il aime mon cul, la raison pour laquelle il s'y perd n'a aucune importance...

      Supprimer
  7. Mais c’est donc la parfaite symbiose, tu te fous bien de ce qu’il pense. Il prend son pied en se sentant puissant, viril, mâle, alors que tu te sens prise, allumée, femme…Ça c’est la vraie sexualité, elle est chacun pour soi, et si ça marche, bien c’est le pied.
    On ne peut pas se subordonner exclusivement au plaisir de l’autre et vivre, malgré nos bonnes intentions, de grandes satisfactions. Il est important de penser juste (beaucoup?) à soi, et si ça fonctionne, et bien en voila une trouvaille, précieuse, voir même capricieuse…

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je ne me fous pas de ce qu'il pense, parce que je ne profiterais jamais autant de ce moment s'il n'aimait pas se perdre en moi comme il le fait. Mais qu'il le fasse parce que c'est bon, parce qu'il se sent mâle et viril ou parce qu'il a l'impression de me soumettre, pour moi, c'est un peu du pareil au même...
      Je suis d'accord avec vous pour dire qu'il faut penser à soi (et c'est d'ailleurs ce que je fais quand je m'envole le rejoindre), mais il faut aussi penser à l'autre. J'aime son plaisir (et le mien aussi), j'aime lui donner ce plaisir et il me le rend très bien...

      Supprimer
  8. Très beau texte, pour exprimer ce qu'il y a probablement de plus fusionnel !
    Très bien écrit, puisque les mots qui ont été employés sont ceux du plaisir et de la jouissance ...
    Doux baisers Ange Solaire.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci...
      Ce sont les mots que j'ai trouvés pour décrire l'abandon. L'envie d'appartenir à l'autre, complètement...
      Et ces moments, parce que tellement fusionnels, me sont précieux...

      Supprimer
  9. Baise
    Baiser
    Braise et fraise ou friandise à la fraise
    Braise
    Ardent brasier
    Haut fourneau incandescent
    Décence même d'un doux baiser sur une jolie baise
    Dans laquelle chacun prend et donne
    Se régale
    Et cerise sur le beau gâteau du partage
    Une jolie photo
    Merci du cadeau
    Bise, tendre et émue
    deni.S

    RépondreSupprimer
  10. Merci pour ce récit. J'en suis tout raide xd.

    J'ai beaucoup aimé les euphémismes dans tes premiers posts. Ce dernier post est plus direct et c'est tant mieux on ressent alors l'explosion de ton désir, le coté animal de l'acte.

    En te lisant j'ai l'impression que tu décris une partie de mes ébats avec ma chérie.
    Malheureusement elle a beaucoup moins d'attention sur ma queue que tu semble en avoir sur celle de ton compagnon.

    C'est intéressant d'avoir le point vue féminin.
    Vous aimez tant être "soumise" et on aime tant dominer ^^.

    Bonne continuation.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Les euphémismes témoignent peut-être d'une certaine pudeur, qui fond au fur et à mesure que j'apprends à aimer cette femme sensuelle que j'ai toujours été mais que je refusais de laisser s'exprimer...

      Je ne sais pas si toutes les femmes aiment être soumises. Je sais cependant pertinemment que ce ne sont pas tous les hommes qui aiment dominer... Je suppose que chacun trouve son équilibre, son plaisir. Le mien, il est dans l'abandon, le don de soi...

      Merci pour vos mots ici.

      Supprimer
  11. Une prise de possession qui s'accompagne d'un lâcher prise. Une jouissance profonde, troublante et si excitante pour elle et lui.

    Article raffiné !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. La liberté dans l'abandon de soi à l'autre... Un paradoxe, peut-être, mais un sentiment tellement vif, tellement puissant.

      Supprimer

Subscribe