Nos tempêtes

13:17


Contre ton corps, je reprends vie. Comme si la chaleur de ta peau se diffusait dans tout mon être, réveillant mon corps et mon coeur engourdis par des années de mer d'huile, trop calme, trop tranquille.  

Auprès de toi, je deviens ce bateau ivre qui vogue sur la mer des plaisirs. Et cet océan de jouissance, tu le déverses dans ma vie à coup de reins... Ce flot, il a le goût de ta bouche et de ton sperme; il a l'odeur de ta peau. Sa houle est celle de tes hanches. Son chant, celui de ta voix quand tu murmures des mots doux au creux de mon oreille. Ses tempêtes éclatent en secousses et éclaboussent leur écume blanche et laiteuse sur mes rivages...

De nos tempêtes, doux amant, tu peux flairer les effluves délicats dans mes dentelles. Tu peux en goûter l'arôme dans l'eau de mon coquillage. Dans ce miel que nos tourbillons sèment sur mes lèvres sans paroles et qui en garde toute la douceur et les parfums.

Écoute-le, mon corps dans la tourmente... Écoute, il crie ton nom...

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4 commentaire(s)

  1. Au plus profond de la tempête, on entend la corne de brume mugir. Au loin le port s'annonce pour reposer les corps assouvis...

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  2. psganarel > Oui, c'est parfois le moment de rentrer au port... Et une fois le bateau amarré au quai, on ne pense qu'à repartir...

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