En vous attendant...

22:17

Vous m'aviez donné rendez-vous sur cette place publique, au pied de la grande statue. Vous deviez vous douter qu'il y aurait foule, comme chaque jour de beau temps, et qu'il me serait difficile de vous voir arriver. Je scrutais les passants, cherchant à déceler dans la foule un mouvement qui trahirait votre présence. J'étais impatience et désir.

Mais vous étiez en retard... Nous savions tous les deux que vous ne contrôliez pas totalement votre emploi du temps et qu'il me faudrait peut-être patienter un moment avant de pouvoir avoir le bonheur de me glisser tout contre vous...

Le vent collait ma jupe sur mes cuisses. Il faisait chaud, très chaud, si bien que j'ai enlevé le petit chemisier que j'avais mis et l'ai glissé dans mon sac. Je ne portais plus que la fine camisole de soie que j'avais enfilée dessous, une jupe et un joli string que je m'étais offert pour l'occasion...

J'allais me diriger vers le banc qui venait de se libérer lorsque j'ai senti une présence derrière moi... Enfin, c'était vous... J'ai senti la légèreté du tissu de votre chemise contre mes épaules et mes bras. J'ai tenté de me retourner, mais une main ferme sur ma hanche m'en a empêchée...

Vous m'interdisiez de vous voir... J'ai fermé les yeux, collant mon corps un peu plus contre le vôtre. Je pouvais sentir la boucle de votre ceinture sur mes reins. Vos mains sont remontées le long de mes bras jusqu'à mes épaules. J'ai rejeté la tête en arrière, offrant mon cou et ma poitrine à vos mains. Votre main droite a remonté sur ma gorge, puis a suivi la fine bretelle jusqu'à la mince bande de dentelle qui ornait le décolleté de ma camisole. Vous avez suivi cette dernière de votre index.

Je soupirais. Mes hanches ondulaient contre votre bassin. Saviez-vous à quel point j'avais envie que vos mains se posent sur mes seins, que vous vous en saisissiez à pleines mains et que vous en fassiez rouler les tétons entre vos doigts? Saviez-vous comme j'avais envie de vos lèvres dans mon cou, d'un baiser, d'une morçure...? Et je me serais offerte, là, parmi tous ces gens qui ne semblaient pas se soucier de nous...

Votre souffle dans mon cou m'affolait. Qu'alliez-vous faire de moi? Vous avez senti que je n'aurais pas la force de vous résister, que je n'entendais plus que ce désir qui faisait comme un bruit sourd dans ma tête et qui faisait battre mon sang. Vous saviez que je ne pensais plus qu'à votre sexe dans l'écrin chaud du mien, humide, mouillé...

J'ai cambré mes reins et j'ai senti votre désir dressé... J'ai ondulé contre vous pour le sentir se loger délicieusement dans le sillon de mes fesses... Vous m'avez saisie par les hanches et vous avez plaqué votre bassin encore plus près... Oh mon Dieu que c'était bon...

J'avais tout abandonné: je ne savais plus très bien où je me trouvais ni qui pouvait nous voir. Je ne vivais que pour cette main qui descendait sur ma cuisse et qui remontait sous ma jupe... Il n'y avait plus que cette main sur la rondeur de ma fesse et qui jouait un peu avec l'élastique de mon string en une légère pression qui m'a arraché un petit cri...

Brusquement, votre main est redescendue... Brusquement, j'ai pris conscience de l'endroit où j'étais. Un peu confuse, j'ai ouvert les yeux... Personne ne me regardait. Personne n'avait entendu, et personne ne semblait remarquer le rouge qui gagnait mes joues...

Je me suis tournée pour vous regarder... Personne... Mais où étiez-vous passé? Vous n'avez pourtant pas pu aller bien loin, vous aviez la main sous ma jupe il y a à peine quelques secondes...

Je me suis retournée à nouveau et je vous ai aperçu, remontant la rue à une centaine de mètres, me cherchant dans la foule... Alors si vous arriviez à l'instant, qui avait bien pu...?

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4 commentaire(s)

  1. Très belle découverte. j'ai hâte de lire les autres textes.

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  2. duboutdupouce > Vous m'en voyez flattée... Faites comme chez vous, mon petit chez moi vous est ouvert...

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  3. Et bien ! Ton flair t'aurait donc trompée ?
    Gonflé cet homme qui se fait passer pour un autre ! Gonflé ds tous les sens du terme !
    Ou bien aurait-il senti en toi la femelle en chaleur, en attente, en désir...
    Bises chaudes (il fait très chaud ici ces jours-ci) sur tout ton corps.

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  4. Domi > Peut-être étais-je une proie trop facile... Je devais transpirer le désir, il a dû le sentir... Et l'histoire ne dit pas que cela m'a déplu... :)
    Bises chaudes (très très chaud et humide, ici aussi, depuis plus d'une semaine) à toi...

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