Les doigts croisés

13:27


Tu as pris ma main dans la tienne. J'ai regardé tes doigts tracer des douceurs sur cette zone si tendre et moelleuse du dessus de la main, entre le pouce et l'index. Mon être tout entier vibrait au bout de tes doigts. Sans détacher ton regard de ma main dans la tienne, tu m'as murmuré que j'étais douce...

Au son de ta voix, mes doigts ont repris vie et se sont entortillés aux tiens. Il y avait tant à lire dans ce petit geste... "Tu m'as terriblement manqué", disaient mes doigts qui se retenaient de serrer les tiens plus fort, comme s'ils avaient voulu les garder toujours contre eux... Nous avons évoqué nos vies, ou peut-être avons-nous échangé quelques banalités d'usage... Je ne me souviens plus très bien. Je me rappelle seulement les frissons que la pulpe de tes doigts éparpillait sur ma peau...

Côte à côte, nous ne bougions que nos doigts, attentifs à ne rien rompre du charme par lequel tes doigts faisaient l'amour aux miens. Puis mon corps s'est emballé, mon envie de toi a débordé... Ton souffle dans mon cou, et ton corps que j'avais tant désiré, là, si près...

La digue a crevé.

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8 commentaire(s)

  1. Avoir sa main dans la sienne est un mélange de douceur et d'électricité qui n'ont d'égales que la violence des éléments qui se déchainent en nous à ce contact ...Quelle puissance ont ces mains d'hommes

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  2. chilina > La douceur de ses caresses, la violence de ce qu'il déchaine à l'intérieur de moi. Oui, vous avez tout compris... Je renais, chaque fois, dans ses mains.

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  3. Superbe.
    Vos mots simples disent si bien comment nos mains parlent parfois plus fort que les paroles!

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  4. psganarel > Tout le corps, en fait, pas seulement les mains. Mais j'aime ses mains, j'aime mes seins dans ses mains... J'aime comment mon corps se love dans ses mains... :)

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  5. C'est si juste. Si beau. Le simple contact d'une main, l'exploration de ce territoire banal, quotidien et pourtant porteur de tant de plaisir, de tant de sensualité. Et de force, et brutalité.
    Merci pour vos mots;

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  6. Arnaud > Comme quoi les plus grand frissons peuvent naître de petits effleurements...

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  7. Cela faisait si longtemps que je n'étais pas venue te lire... J'ai déserté longtemps la toile, et je reprends les anciennes habitudes. Peut-être le retour de novembre, je ne sais trop... Sourire
    En tout cas, c'est toujours aussi merveilleux de te lire...
    Avec toute mon amitié et ma tendresse
    Beav'

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  8. Beaverstef > Parfois il faut s'éloigner, pour mieux se retrouver... Je suis heureuse de te revoir ici. Merci pour ces mots doux... Bises douces.

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