Paresse dominicale

22:39


Une douce brise balayait la terrasse. Je profitais de la douceur du temps, étendue sur ma chaise préférée, dans une pose alanguie. Je paressais, n'ayant d'autre envie que de profiter du moment et d'écouter le bruit du vent, des insectes et des oiseaux - et, accessoirement, les tondeuses et les enfants des voisins, qui semblaient vouloir compenser pour toutes les journées de pluie où ils avaient été privés de sortie en hurlant leur joie de vivre à un niveau de décibels qui devait frôler l'illégalité.

Mais les bruits de la banlieue semblaient flotter autour de moi sans réellement percer la bulle dans laquelle mes rêves de lui m'avaient isolée. Images fugitives de ses mains sur ma peau, de son dos contre lequel je voulais me lover, de son ventre, que je voulais toucher...

Je laissais la brise soulever, par moments, le tissu de ma jupe légère sur mes cuisses. Le vent était chaud et le souvenir de mon amant m'habitait, m'emplissait. J'étais bien.

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