Polygone

09:40

Sur un grand lit, deux personnes près de nous. Qui baisent. Je le devine aux soupirs et aux gémissements qui brisent le silence. Je le sens aux mouvements lents mais réguliers qui agitent le matelas. 

Quatre corps, quatre désirs conjugués en cet improbable polygone aux contours fluides, mouvants. Émouvants. Quadrilatère vivant qui se défait et se reconstruit au gré des envies.

Je ne les regarde plus. Je n'ai d'yeux que pour ta queue. Ta queue dont le gland rougi et gonflé est luisant de salive.


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2 commentaire(s)

  1. Ne pas céder à la tentation,
    rester concentrée sur l'objet de ton désir...

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    1. Aucun danger que je l'oublie: il m'obnubile.

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