La langue par courriel...

19:25

Il y a quelques semaines, j’ai reçu un courriel d’un de mes élèves… Le contenu, à saveur un peu érotique, m’a plutôt bouleversée. Bien que mon côté libidineux soit plutôt développé et que je ne refuse que très rarement de céder à mes pulsions sexuelles, je ne pensais jamais provoquer cet effet chez un adolescent… Après la surprise initiale et le premier réflexe de rejet (il est mineur et je suis tout de même son enseignante…), je dois dire que ses mots ont eu sur moi un effet plutôt… stimulant… J’ai été flattée… Il faut dire qu’il est toujours agréable de constater que mes charmes sont encore efficaces, malgré le temps qui va si vite… (Je voulais écrire « malgré que je vieillis », mais je juge qu’à 28 ans, je n’ai pas encore le droit de m’en faire avec l’âge, même si j’ai déjà six cheveux blancs!)

La manière dont il me voit, ses mots à la fois doux et caressants… Je me sens très femme, très, très désirable, et cela fait un bien fou… Je vous retranscris ici quelques extraits de ce qu’il a écrit… C’est écrit sous la forme d’un journal intime, dans lequel il parle au je… Le « elle » dont il est question, c’est moi. Voici :J'ai bien de la difficulté à comprendre qu'un adolescent puisse écrire aussi bien... Il faut croire qu'il a eu une excellente enseignante de français... Je lui ai probablement donné envie de la langue... J'ai aussi beaucoup plus de misère à comprendre que ça me fasse un peu d'effet... J'aimerais bien qu'il lise ces mots, afin qu'il sache que cela m'a un peu... émoustillée...
Tout a commencé en septembre. Lorsque j’ai posé les yeux sur elle pour la première fois, j’ai tout de suite su qu’elle avait quelque chose de spécial. Au fil des jours, j’ai découvert une femme drôle, cultivée et intelligente, mais ce n’est pas du tout ce qui m’a captivé chez elle. Je suis totalement incapable de détourner mon regard, de détacher mes yeux d’elle. Je suis fasciné. Et elle l’a remarqué. Je le sais parce qu’elle a rougi. Je crois même que je lui plais. Je l’ai surprise, à quelques reprises, à me fixer et à rougir lorsqu’elle s’aperçoit que je la regarde.
Aujourd’hui, j’étais assis là, à l’écouter parler et à la regarder. J’avais certainement l’air de boire ses paroles, mais ce n’est pas tout à fait exact, parce que je n’écoutais pas vraiment ce qu’elle disait : je me laissais bercer par le son de sa voix. Je laissais chaque fibre de mon être vibrer à l’unisson avec ses cordes vocales. Sa voix est caressante et chaude, et je la laissais couler sur ma peau en imaginant que c’était ses mains… Sa langue…
Je me sens bien auprès d’elle, même quand il y a beaucoup de gens autour de nous. J’ai l’impression que nous partageons une bulle. Nous sommes deux, dans la marée des gens autour de nous. Ils sont là, eux aussi, ils la regardent avec la même attention que moi, mais en même temps, ils ne sont pas vraiment là. Il n’y a que nous deux. Personne d’autre. Plus rien d’autre n’a d’importance. Ma blonde, mes amis, mes collègues, tout s’envole, il n’y a qu’elle… Qu’elle et la douloureuse érection contre laquelle je lutte de toutes mes forces et qui menace de faire exploser mon pantalon sous mon pupitre.
[…]

Souvent, quand je suis près d’elle, j’invente des scénarios qui ne se produiront jamais, mais qui entretiennent cette tension érotique que je sens en sa présence. Aujourd’hui, en classe, j’ai fermé les yeux quelques instants, le temps, en pensée, de déboutonner le premier bouton de son chemisier… Mais j’ai dû pousser un léger soupir parce que j’ai entendu mon voisin se tourner vers moi et je devine, dans son regard, une interrogation. Il veut savoir à quoi je pensais. Si seulement il savait que j’étais en train, dans mes pensées, de déshabiller notre enseignante…
Ne sortez pas les tomates tout de suite... S'il avait eu quelques années de plus et, surtout, si je n'avais pas été en position d'autorité par rapport à lui, j'y aurais peut-être pensé... Mais dans les circonstances, c'est hors de question... Il y a certains tabous que je ne suis pas prête à transgresser... (Il y en a pourtant si peu...) Mais dans l'absolu, je ne peux pas dire que cela ne m'a pas... inspirée... Mon conjoint - que j'appellerai ici l'Homme - sans le savoir, fut bien heureux...
Je vous laisse avec un petit vidéo fort inspirant lui aussi...



Bisoux...

P.S. Écrivez-moi un petit mot, pour me dire que vous êtes là...

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4 commentaire(s)

  1. au hasard du net , je découvre vos textes , j'aime les mots , en use parfois pour tenter de suspendre le temps où même l'étirer pour prolonger ces instants de grâce que la sensualité autorise. où laisser un mesage sur ce beau blogs où les mots sont doux et le son chaud ?

    évidement sur ce texte des mains , pourquoi parce que les mains c'est le langage du corps , le vrai celui sans artifice , c'est des gestes forts dans la colére , des touchers lascifs dans la tendresse.

    les yeux sont parait il la porte de l'âme, les mains celles du coeur.

    devant la richesse de vos textes , bien sur que l'on envie d'en connaitre plus sur celle qui les a écrit alors ...

    de mes doigts doux qui n'ont jamais connus le metal ou le travail manuel , de mes doigts curieux et malicieux , de mes doigts des fois impertinents, parfois mordus par mes démons j'ose appuyer sur la touche envoi pour poser la question.

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  2. waid: Vos mots, ensorcelants, me vont droit au coeur... Mais quelle est donc la question que vous désirez me poser? Que désirez-vous tant connaître de moi, que mes récits ne vous ont pas appris? J'ai ajouté, à droite du blog, un lien pour m'écrire, si vous le désirez...

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  3. Autant reprendre par le début ! :)
    Le portrait est flatteur, mais quel dommage qu'il soit incomplet ...
    Cela m'étonne à peine que vous puissiez être la muse de certains de vos élèves et inspirer de telles lignes !
    On doit le lire dans vos yeux ... entre autre ;)

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  4. Philo > Et vous souhaiteriez avoir un portrait complet? Si vous lisez tout jusqu'à aujourd'hui, j'imagine que vous aurez une très bonne idée... Sinon, écrivez-moi, je vous dirai ce que vous voulez savoir...

    Contrairement à vous, je m'étonne toujours de cette fascination que j'ai inspiré à cet élève... Mais aujourd'hui, puisqu'il n'est plus mon élève, je me permets de sourire...
    Et vous croyez vraiment que c'est dans mes yeux qu'il a vu quelque chose qui a fait travailler son imagination? Je crois plutôt que son regard allait ailleurs, moi...

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