Danse, martini et vous...

13:09

Hôtel chic du centre-ville. Vendredi soir. Tenue de soirée. Escarpins à talons hauts. Bijou soulignant à merveille la rondeur de ma poitrine. Ambiance de fête. Musique enivrante. Corps qui se déhanchent au rythme des pulsations marquées de la musique. Chaleur d'une fin de juin trop humide... Une main assurée sur mon épaule. Une bouche qui s'approche de mon oreille... Voulez-vous danser? Un sourire... Le mien.


Pendant que l'homme qui m'avait si galamment vouvoyée m'entraînait par la main vers la piste de danse, j'ai senti son regard frôler mon décolleté... Après quelques pas plutôt timides, mon cavalier s'est révélé un habile danseur... Il était partout sur moi, guidant chacun de mes gestes avec une sensualité ronde et envoûtante. Ses mains sur mes épaules. Ses mains dans mon dos. Ses mains sur mes bras nus. Ses mains autour de ma taille. Ses mains sur mes hanches. Ses mains au creux de mes reins. Ses mains sur mon ventre. Ses bras autour des miens. Son torse contre ma poitrine. Son souffle sur ma nuque. Ses cheveux mouillés de sueur s'entremêlant aux miens au rythme de nos pas... Son bassin ondulant lascivement plaqué au mien, l'agaçant, l'appelant. Mes hanches, comme pour reprendre le même mouvement en écho, oscillaient dans une sorte de va-et-vient de plus en plus tentateur...


Les vibrations de la musique et l'éclairage faible masquaient bien mon trouble. Il n'y avait pas que la chaleur ambiante et la danse qui faisaient rougir mes joues. Au détour d'une musique plus langoureuse, j'ai pu me coller davantage à lui et profiter d'un accent lancinant des cuivres afin de cambrer les hanches et de rejeter la tête en arrière. J'ai senti sa main dans mon cou descendre sur mes clavicules. Sa paume appuyait fermement sur ma peau et j'ai senti, à travers son contact, l'envie de descendre sur mes seins qui pointaient ferme sous le mince tissus de ma robe. Je l'ai repoussé faiblement pour l'attirer à nouveau, une fraction de seconde plus tard... Pas encore... Je ne souhaitais pas exposer mon désir aux grand jour, devant tous ceux qui nous regardaient, envieux ou surpris... Je voulais seulement le laisser sous-entendre... Et nous avions de la classe... Il m'avait vouvoyée!


Nous avons dansé et dansé, si bien que j'avais l'impression que son corps et ses mouvements connaissaient les miens par coeur. Deux ou trois fois déjà, j'avais senti ses lèvres dans mon cou, ses mains qui descendaient un peu plus bas que mes reins... J'avais envie de lui et, comme le relief qui se dessinait à travers son pantalon et que je sentais plaqué contre ma hanche, contre mes fesses le laissait entendre, cette envie était réciproque. Il m'abandonna pour aller nous chercher des rafraichissements quelconques et j'en profitai pour aller mettre un peu d'ordre dans mes cheveux et ma tenue...


Lorsque je le rejoignis, il me tendit un verre et une carte magnétique... Il me regarda avec un sourire énigmatique, but une gorgée de son verre, se pencha vers moi et me dit, tout bas: "Vous saurez où me rejoindre..." Il déposa son verre sur la table et s'éloigna, sans regarder derrière...
Je n'ai jamais su ce qu'il avait choisi comme boisson...


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